Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 16:35

Le-treizi-me-conte.jpgJ'ai lu "Le treizième conte" de Diane Setterfield, paru en Janvier 2007.

C'est l'histoire de Vida Winter, célèbre romancière anglaise, qui, à l'approche de sa mort, engage une biographe pour raconter ses origines, son enfance, moments de sa vie qu'elle a toujours tenus secrets jusque là...

C'est l'histoire de Margaret Lea, libraire et biographe, passionnée par les romans du XIXème siècle, solitaire et marquée par une blessure qu'elle traine depuis son enfance...

C'est l'histoire d'"Angelfield, Andelfield le village, Angelfield la maison de maître. Et la famille Angelfield elle-même, George et Mathilde; leurs enfants, Charlie et Isabelle; les enfants d'Isabelle, Emmeline et  Adeline. Leur maison , leurs destins, leurs peurs. Et leurs fantômes." 

Ce roman est écrit à la première personne puisque c'est Margaret Lea qui nous fait part de ces histoires, de ses interrogations, de ses recherches... Rapidement, le lecteur se prend au jeu. Il devient difficile de poser le livre tellement on veut savoir la suite... Et puis, l'ambiance est très "british" avec ses manoirs au milieu de la land anglaise, ses beaux jardins, sa pluie, sa neige...

Mots de l'éditeur: "Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de soeurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres."
Vraiment à lire!

Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne.

Par Vera
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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 16:31

Le-p-re-adopt-.jpgJ'ai lu "Le père adopté" de Didier Van Cauwelaert paru en février 2007.

C'est l'histoire de Maître Van Cauwelaert, avocat et père de l'auteur. C'est l'histoire de la famille Van Cauwelaert, de l'arrière grand'mère au célèbre romancier. C'est l'histoire d'amour entre un père et son fils, une déclaration post-mortem enfin écrite après avoir été vécue...
 L'auteur se livre ici, au sens propre comme au sens figuré, à son père. L'emploi de la deuxième personne nous rend simple témoin d'un lien fort, d'une connivence rare et nous fait regretter de ne rencontrer ce père exceptionnel qu'au travers des écrits de son fils... Mais seul son corps est devenu poussière, son âme a encore des choses à vivre et à faire vivre à Didier Van Cauwelaert!
                        
Au départ, c'est le nom de l'auteur qui m'a poussée à lire ce livre et puis peut-être aussi, l'unique phrase, au dos du livre, ne donnant que peu d'indication sur le sujet "La première fois que tu es mort, j'avais sept ans et demi." J'avais lu, il y a quelques temps "L'évangile de Jimmy", livre que je n'avais pas complètement apprécié mais qui m'avait quand même laissé l'arrière goût d'un auteur original aux idées surprenantes! Alors je me suis lancée et j'ai beaucoup aimé. Certes l'homme me paraît original et parfois complexe mais quelle sensibilité, quel entêtement et quelle belle impudeur pour faire un tel hommage à son père! A lire...

Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne
.

Par Vera
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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 16:25

Une-gourmandise.jpgJ'ai lu "Une gourmandise" de Muriel Barbery, paru en 2000.

C'est l'histoire du plus grand critique gastronomique du monde  qui, à la veille de sa mort, cherche à se rappeler une saveur "qui lui trotte dans le coeur", "vérité première et ultime de toute sa vie", celle qui "détient la clef d'un coeur qu'il a fait taire depuis" . Cette quête le plongera dans des souvenirs d'enfance surtout, mais gustatifs essentiellement. 
C'est l'histoire de cet homme prétentieux, égoïste, antipathique, incapable d'amour,  dépeint par lui-même au travers de ses aventures culinaires  , et par ceux de son entourage (sa femme, sa concierge, son fils...); à chacun son chapitre!

On découvre dans ce roman la rue de Grenelle; Renée, la concierge; Gégène, le clochard... lieux et personnages repris dans le dernier roman de Muriel Barbery, "L'élégance du hérisson".

L'écriture est belle, littéraire... Les descriptions du goût et des odeurs sont étonnantes...
J'ai aimé pour l'art dans l'emploi de la langue française; j'ai moins adhéré à l'histoire!

Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne
.

Par Vera
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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 16:15

Quand-revient-l---t--.jpgJ'ai lu "Quand revient l'été" de l'américain Justin Cronin, paru en mai 2007.

C'est l'histoire de Joe, avocat, blessé et mutilé lors de la Seconde Guerre, de son épouse Amy et de leur fils Joey, partis vivre dans le Maine (USA), loin de tout...

C'est l'histoire d'Harry, financier milliardaire qui vient se ressourcer dans le Maine, de Meredith, son épouse, de leurs fils Sam et Hal...

C'est l'histoire de Joey, devenu adulte marqué par la guerre du Vietnam, non pour y être allé mais pour les conséquences qu'elle aura sur son destin, de Lucy, son épouse et de Kate, leur fille...

C'est l'histoire de Jordan venu s'installer parmi eux pour être guide de pêche et vivre une vraie vie, loin du stress et de la folie urbaine...

C'est l'histoire d'un domaine, au nord du Maine, à quelques kilomètres du Canada, au bord d'un lac et des vastes forêts, où les touristes, amoureux de nature sauvage et de vastes étendues, pratiquent la pêche à la truite et au saumon, épient les élans... 
C'est l'histoire d'un domaine où se croisent et se décroisent des vies sur trois générations; où se mêlent et se démêlent des sentiments de haine, d'amour entre hommes et femmes, d'amour filial; où se jouent la naissance et la mort... la vie!

J'ai adoré ce roman plein de poésie et de douceur. Il est parfois drôle, parfois triste, souvent naturel, humain...
Eric Neuhoff, dans Figaro Madame, l'a très bien décrit::
"Voilà le genre de gros bouquin qu'on voudrait garder pour soi. Hélas, il faut parfois se montrer généreux. Procurez-vous donc "Quand revient l'été", mais surtout ne le dites à personne."

Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne.
 

Par Vera
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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /Juil /2010 18:23

undefinedJ'ai lu "Le parfum d'Adam" de Jean-Christophe Rufin, paru en 2007.

C'est l'histoire de Juliette, jeune française fragile et idéaliste mais, avant tout, militante écologiste. Cet intérêt pour l'écologie et le besoin de faire quelque chose d'important pour qu'on s'intéresse à elle, vont la conduire dans un traquenard et à l'éco terrorisme...
             
C'est l'histoire de Paul et Kerry, ex-agents secrets américains, embauchés pour l'occasion par une agence de renseignements privée "Providence". Lui est devenu médecin; elle, mère de famille et psychologue. Leurs compétences tant anciennes qu'actuelles sont nécessaires pour enquêter sur la libération d'animaux dans un laboratoire de recherche médicale en Pologne. Ces recherches les conduiront d'un bout à l'autre de la planète, d'un continent à l'autre, à la poursuite d'écologistes radicaux prêts à s'attaquer à l'espèce humaine. Ils devront démanteler des réseaux mondialement connectés pour contrecarrer les objectifs meurtriers de ces fanatiques écolos...

Ce roman, bien écrit, raconte "une intrigue au croisement de la médecine et de l'espionnage". Ce sujet le rend original et intéressant surtout pour une ignorante comme moi, en matière d'écologie! J'en étais encore aux luttes anti OGM, contre les gaz à effet de serre; au tri des déchets; à l'économie de l'eau, de l'énergie... Me voilà transportée dans l'écologie fanatique où l'Homme est un danger pour toutes les espèces et la Nature en général; dans des pensées terrifiantes qui conduisent à agir pour supprimer ceux qui font courir le plus de risque à l'humanité et à la planète; et ceux-là ne sont pas forcément ceux auxquels on pense en premier...
Pour autant, je ne suis pas arrivée à me passionner pour cette histoire bien que j'en conseille la lecture, ne serait-ce que pour l'intérêt du propos. Les personnages principaux sont restés insipides à mon goût et je n'ai ressenti aucun attachement pour eux; c'est ce qui m'a manqué!
                          
Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne.

Par Vera
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 18:20

Les-carnets-de-Lieneke5.jpgJ'ai lu "Les carnets de Lieneke" de Jacob Van Der Hoeden, paru en 2007.

C'est l'histoire vraie de Lieneke, petite hollandaise juive, séparée de sa famille et placée dans une famille d'accueil protestante pour être protégée de la fureur nazie. Pour lui donner des nouvelles et lui faire part de leur amour, son père Jacob Van Der Hoeden lui fait passer, par les réseaux de la Résistance, neufs petits carnets joliment écrits et dessinés. Alors qu'ils auraient du être détruits après lecture, ils ont été précieusement conservés par la famille d'accueil, et restitué à Lieneke à la fin de la guerre: "Trop beaux pour qu'on les brûle".

C
es neufs petits carnets, reproduits d'après les originaux se trouvant à Yad Layeled, le musée de la Shoah pour et par les enfants, en Israël, sont complétés d'un dixième, écrit par Agnès Desarthe, dans lequel elle raconte l'histoire de la petite Lieneke. la totalité de ces petits carnets se trouvent dans un coffret en forme de livre. 

E
dités dans une collection pour enfants, à L'école des loisirs,
 ces petits carnets sont un ravissement également pour les adultes, et un joyau d'amour et de beauté à conserver précieusement.

C
ette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne.

Par Vera
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 18:17

Dans-la-main-du-diable.jpgJ'ai lu "Dans la main du diable" de Anne-Marie Garat, paru en avril 2006.

C'est l'histoire d'une jeune femme de 23 ans, Gabrielle Demachy, histoire qui se déroule de septembre 1913 à Août 1914, entre Paris  et Mesnil, à une vingtaine de kilomètres de la capitale, et un détour d'une quinzaine de jours par Venise ; l'origine de la vie de Gabrielle se situant pourtant en Hongrie et l'origine de son enquête en Birmanie. 

Ce roman fleuve raconte l'enquête menée par la jeune femme pour savoir le pourquoi et le comment de la mort de son cousin et fiancé, Endre Luckàcz, quelques 5 ans plus tôt en Birmanie. Sa recherche de l'amour perdu la conduira de la haute bourgeoisie aux bas fonds de la société parisienne, de la simple enquête policière à des espions et des secrets-défense, de la stabilité familiale aux mouvements anarchiques de l'époque, de la désillusion amoureuse au grand amour...
Mais c'est aussi l'histoire de la famille Galay-Bertin, famille ballotée par les évolutions de son temps: le développement industriel , la rébellion ouvrière, le cinéma , les découvertes de la médecine au travers des vaccins et de l'hygiène, le chauffage central, l'électricité, l'automobile , le téléphone... Epoque en pleine mutation et stoppée nette par la guerre de 1914 .

Ce long roman de 907 pages est une "narration au long cours qui rend hommage au genre du roman-feuilleton". En lisant ce livre, je me suis retrouvée à l'époque de mon adolescence et des sagas familiales telles que "Les gens de Mogador"... Je n'ai pu m'arrêter de lire tellement j'étais imprégnée de tous ces personnages, de leurs vies, bonheurs et malheurs s'alternant comme dans la vraie vie. L'Histoire (période politiquement et économiquement mouvementée), la mode (belles robes et beaux costumes)  ne sont surement pas étrangères à cette impression d'élégance, d'aventures et de grands sentiments (bons ou mauvais)...  Bref, j'ai aimé malgré quelques longueurs dans la description de certains événements ou sentiments.
                             
Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne.

Par Vera
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 18:14

L---poux-divin-copie-1.jpgJ'ai lu "L'époux divin" de Francisco Goldman, paru en 2006.

C'est l'histoire de la vie de Maria de las Nieves, fille d'une indienne et d'un yankee, née au Guatemala vers 1850. Son destin lui réservera bien des surprises: d'enfant de la jungle, elle deviendra une des dernières novices de son pays et de son époque; elle sera traductrice auprès de l'ambassadeur de Grande-Bretagne et professeur d'espagnol de son épouse; elle aura deux enfants naturels et épousera enfin un compatriote, amoureux de toujours, et futur riche industriel américain du caoutchouc et inventeur des ballons.
Elle rencontrera au cours de sa route de nombreux personnages plus ou moins célèbres mais parmi eux, Justo Rufino dit "El Antichristo", dictateur gualtémaltèque qui interdit et fit fermer les couvents; José Marti, poête et politicien cubain... 
Elle connaitra l'afflux de "modernisme" de son temps: de la culture du café à la production industrielle tout azimut et polluante, du vol en montgolfière jusqu'au pneu, de la photo au cinéma...

Bien que ce long roman (606 pages) raconte une histoire hors du commun tant par les lieux (Amérique Centrale), l'époque (développement industriel)..., j'ai eu beaucoup de mal à arriver au bout. L'auteur ne cesse de croiser les destins, de faire des flash-back, de faire des digressions (certaines phrases peuvent faire plus d'une page!). Il fait partie de ces livres pour lesquels je ne sais si je dois les recommander ou non. Comme j'ai lu dans un article d'André Clavel pour l'Express: "On ressort gavé, mais enchanté, de ce roman-fleuve où la grande Histoire épouse les petites histoires d'une époque dont Goldman réinvente le fabuleux exotisme. Avec la verve d'un Latino recyclé chez Dumas."


Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne.

Par Vera
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 18:08

J'ai lu "Harry Potter et les reliques de la mort" de J. K. Rowling, paru en octobre 2007.

C'est l'histoire d'Harry Potter et de ses amis Ron  et Hermione. Ils ont 17 ans et ils doivent détruire impérativement Voldemort, heu pardon "Celui dont on ne doit pas prononcer le nom" , le sorcier devenu le mal suprême et le maître de leur monde. 

Dans ce septième et dernier tome des aventures de Harry Potter, nous retrouvons les personnages récurrents de l'histoire, les Weasley, Lupin, le professeur Rogue ..., des lieux connus tels que l'école de Poudlard, le Chemin de Travers , la banque des Gringotts ..., des phénomènes et objets magiques, les balais volant , la pensin , le Vif d'or ... mais pour autant l'histoire est encore remplie de rebondissements, de suspens, de sentiments changeants... 800 pages de plaisir pour ceux qui ont encore un coin d'enfance dans leur tête!

Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne.

Par Vera
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 12:14
Une-vie----trois-visages.jpgJ'ai lu "Une vie à trois visages" d'Amandine Marshall, paru en 2006.

C'est l'histoire de Serena, jeune pompéienne, mariée par ses parents à un homme riche mais brutal, Kaeso Domitius Decius. Elle aura un garçon, Lucius, et l'amour pour son enfant l'aidera à supporter les humiliations, les drames de sa vie...
C'est l'histoire de Lucius, fils de Serena et de Kaeso. Cet enfant devenu un jeune garçon intelligent et cultivé (il partira un an à Athènes  poursuivre ses études) vivra la tragédie de Pompéi, détruite par l'éruption du Vésuve...
C'est l'histoire de Clélia, Sibylle de Cumae qui, en découvrant ses véritables origines, décidera de rejoindre les siens pour les aider dans la tragédie puis dans la reconstruction...

Ce roman se déroule au 1er siècle, entre 53 et 79. Il nous emmène de Pompéi à Athènes, avec un détour par Rome. Il narre l'histoire d'une famille, tout en expliquant les us et coutumes, les rites et croyances de l'époque, les lieux, mais aussi les événements. Ainsi, nous découvrons les liens qui unissent ou pas, les esclaves, les affranchis, les citoyens... Nous assistons aux jeux latins et grecs, avec leurs gladiateurs, leurs coureurs, leurs lanceurs de javelots... Nous visitons les bains ou les grands monuments...Nous vivons l'incendie de Rome, commandité par Néron mais qui servira d'excuses pour tenter d'exterminer les chrétiens accusés à tort , ou encore l'éruption du Vésuve...
L'auteur a raconté une histoire attachante et très documentée. Cependant l'écriture reste fluide, rapide et légère, agréable à lire.
 Un bon roman historique!
                   
Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne.
Par Vera
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